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Bonjours la Mission

Bonjour la Mission existe pour la mobilisation des églises en Afrique et pour nous aider à comprendre la Mission dans toute sa dimension et dans sa profondeur, nous aider à comprendre la tâche inachevée de la Grande commission la tâche qui reste par rapport à l’évangélisation mondiale et connaître les peuples non-atteints pour participer à la Mission mondiale. Le Seigneur a besoin de vous !

Une église missionnaire et sérieuse se posera toujours la question : où sommes- nous avec la tâche qui reste ? Par rapport à l’évangélisation mondiale et le salut des nations !

COMMENT FAIRE LA MISSION AUTREMENT

 Comment envoyer?  (Rom 10:15)

“Comment y aurait-il des prédicateurs s’ils ne sont pas envoyés” selon qu’il est écrit, “Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles !”

CHRETIENS A VISION MONDIALE : AGIR EN COLLABORATION

Tous les chrétiens ont la responsabilité d’accomplir l’ordre suprême de Dieu. Mais tous ne sont pas appelés à partir comme missionnaires. Pour chaque personne qui va au front, plusieurs autres doivent rester à l’arrière pour jouer les rôles de coordinateurs, de soutiens actifs. Il n’y a aucun acteur en « solo ». Dans toute guerre, le succès des lignes sur le front dépend largement du soutien reçu de l’arrière. La nécessité d’avoir une équipe de travail exige une compréhension claire de la mission par ceux qui sont envoyés et par ceux qui les envoient.

Mais la collaboration des « chrétiens à vision mondiale »1 dépasse le cadre de la collaboration entre ceux qui vont et ceux qui les envoient. Pour gagner la guerre, nous devons connaître nos alliés et collaborer avec eux dans un partenariat stratégique. Durant la Seconde Guerre mondiale, lorsque les forces alliées ont envahi la Normandie pour libérer la France, il fallait qu’elles combinent et coordonnent leurs efforts. Les armées de plusieurs nations autonomes étaient engagées mais toutes travaillaient dans un esprit de coordination par rapport à l’objectif commun.

Atteindre les nations, particulièrement celles qui sont difficiles à pénétrer, exigera un niveau de collaboration qui n’est pas encore très répandu dans les missions. En reconnaissant notre commandant en chef et son objectif, nous devons coordonner nos efforts au-delà des barrières nationales, dénomination-elles et missionnaires.

Dans cette partie de notre étude, nous allons explorer les différentes composantes de la collaboration des « chrétiens à vision mondiale ». Pour commencer, il y a l’alliance personnelle de l’individu avec Dieu. Celui-là s’engage à accomplir sa mission dans le monde. Cet engagement fondamental devient plus efficace et se concrétise quand l’individu joint ses forces aux autres « chrétiens à vision mondiale ». La collaboration commence au niveau de l’église locale par les groupes de prière et le travail des comités de mission. Elle prend de l’ampleur, rassemble les forces et donne plus de poids aux structures telles que les agences missionnaires étrangères. Elle atteint son potentiel maximum à travers la coopération inter-agences et les alliances stratégiques qui visent des nations précises. Avec la collaboration des « chrétiens à vision mondiale », la tâche pourra être achevée. . Dans cette session, nous étudierons les deux premiers de ces niveaux – l’engagement personnel d’un individu exprimé dans l’église locale.

QUALITES DU MISSIONNAIRE

Une flèche aiguë  Esaïe 49 :1-3

Quelles sont les qualités que l’on recherche dans la vie des personnes qui veulent devenir missionnaires ? L’idéal est de trouver quelqu’un qui est comme « une flèche aiguë. » Dans le texte donné (Esaïe 49 :2 le serviteur de Dieu dit que Dieu a fait de lui une flèche aiguë. Cela veut dire, qu’il a été bien formé avant de pouvoir être utilisé dans la mission que Dieu lui a confiée.

Pour atteindre son but dans la mission, il faut que le missionnaire ait un caractère équilibré. Naturellement ce n’est pas possible d’être parfait. Mais la bonne moralité est très importante. Des faiblesses dans ce domaine peuvent devenir des problèmes majeurs avec les pressions et les défis du champ de mission. Il doit avoir les talents et les dons nécessaires pour accomplir la tâche et il doit savoir comment utiliser ces dons du Saint-Esprit. Dans la bataille spirituelle qui fait rage sur le champ de mission parmi les peuples perdus du monde, un missionnaire qui ne sait pas comment utiliser les dons de l’Esprit aura d’énormes difficultés à faire de grands progrès. “Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes” Ephésiens 5:12.

Enfin il doit rester en permanence à l’écoute de la voix du Saint-Esprit pour se laisser diriger par lui. Il s’agit simplement de développer et de maintenir une intimité avec le Seigneur, et d’être capable de distinguer Sa voix de celle du monde chaotique d’aujourd’hui. Il y aura des moments où des décisions cruciales seront nécessaires, où il faudra saisir des opportunités, où des dangers seront perceptibles. Sans expérience de la voix de Dieu et de la direction de l’Esprit, on peut rater plusieurs de ces occasions, faire des mauvais choix et certaines erreurs.

Une flèche aiguë

Ces caractéristiques ne sont pas développées sur le champ missionnaire. C’est la tâche de l’église locale de préparer et former le caractère et les dons spirituels de celui qui va partir comme missionnaire avant d’être envoyé sur le champ de mission. C’est pendant qu’il exerce un ministère dans l’église locale qu’il apprend à utiliser les dons de l’Esprit et à être sensible au Saint-Esprit.

Si une des trois caractéristiques ne se retrouve pas dans la vie d’un missionnaire, il sera moins efficace dans son travail.

Dieu ne veut pas que nous tombions avant d’atteindre le but. Une flèche aiguë est plus indiquée pour atteindre son but.

LE PROBLEME CACHE

Où se situe le problème caché ? La réponse est simple, la voici : il y a un prix à payer.

Voilà le problème : l’obéissance coûte cher. Etre un vrai disciple coûte cher. Quel est le prix à payer ? C’est abandonner nos petits programmes personnels qui nous distraient devant la cause mondiale de Dieu. C’est renoncer à nos vies confortables, abandonner notre course à la richesse et notre besoin de sécurité.

Le défi à relever aujourd’hui est exactement celui de François Xavier qui, il y a 500 ans de cela, avait rêvé de retourner à Paris en laissant pendant quelque temps son travail missionnaire en Inde, en Chine, et au Japon. Pourquoi ? Pour « aller crier partout dans les rues pour dire aux étudiants de laisser tomber leurs petites ambitions et de venir en Orient pour prêcher l’Evangile de Christ ! »

Le prix pour les organisations chrétiennes consiste à laisser tomber leurs petites ambitions, à coopérer sans égoïsme. C’est aussi ne pas multiplier inutilement les efforts et ne pas rivaliser en matière de financement. Paul McKaughan du Evangelical Fellowship of Mission Agencies dit à ces organisations :

« Il est important que nous, en tant que leaders, nous commencions à collaborer et à découvrir ce qu’est la volonté de Dieu pour nous collectivement. … Il y a lieu de nous faire mutuellement confiance pour utiliser les compétences, les capacités et les dons des divers membres de notre communauté afin que le corps de Christ puisse agir de manière prompte et déterminée pour l’évangélisation du monde. »

L’obéissance signifie laisser tomber nos petites ambitions personnelles. L’obéissance signifie chercher à transmettre des bénédictions au lieu de chercher à être béni individuellement.

Le prix pour faire partie de l’objectif mondial et historique de Dieu, c’est de perdre notre vie pour lui, faire mourir notre vieil homme, prendre sa croix. Au temps de Jésus, cela voulait dire qu’on ne devait pas s’inquiéter comme la plupart des gens le font.  Une vieille parabole inventée et racontée souvent parmi les croyants en Afrique montre combien il est difficile de laisser tomber nos ambitions personnelles : Un jour Jésus demanda à ses disciples de prendre chacun une pierre et de la porter pour lui. Jean prit la plus grande pierre qu’il put trouver alors que Pierre prit une petite pierre. Jésus les amena au sommet d’une montagne et ordonna à ces pierres de devenir du pain. Il était permis à chacun de manger le pain qu’il avait en main. Naturellement, Pierre n’avait pas assez de pain à manger. Jean dut partager son pain avec Pierre.

A une autre occasion, Jésus demanda encore aux disciples de porter des pierres pour lui. Cette fois, au lieu de les conduire au sommet d’une montagne, il les amena au bord du Jourdain. « Jetez les pierres dans le fleuve », ordonna-t-il. Les disciples se regardèrent, déroutés. Pour quelle raison ? Ils avaient porté ces pierres sur une longue distance. (Et vous savez qui a pris la plus grosse cette fois-ci, n’est-ce pas ?) Jetez-les dans le fleuve. Pourquoi ? Ils ne le savaient pas, mais ils obéirent.

Jésus se tourna vers eux et dit : « Pour qui avez-vous porté les pierres ? »

Quelquefois, les règles chrétiennes telles que renoncer à soi-même, faire face aux afflictions, la prière et l’étude soutenues de la Parole semblent inutiles. Quel est le but de renoncer à soi-même et de prendre sa croix chaque jour ? Est-ce une vie plus belle ? Est-ce le succès ? Ou est-ce que mener une vie de disciple vise un but : devenir quelqu’un qui suit Christ de plus près, vivre dans l’obéissance, « faire des disciples de tous les Ethnies »?

Dans la Bible, une vie d’abandon à son plan est comparée à la vie rigoureuse d’un athlète en formation, d’un laboureur, ou d’un soldat (2 Tim. 2:3-10). Pourquoi toute la communauté chrétienne ne se sent-elle pas poussée à achever la tâche ? C’est parce que ce n’est pas chose aisée. Puisque c’est une guerre générale dans le monde, il y aura des pertes et des blessures. Faire sa part dans le grand plan de Dieu n’est pas chose aisée.

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