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Groupe ethnique ou peuple :

Ces unités ne correspondent pas aux entités politiques connues, ni aux entités géographiques classiques.

Un peuple est défini comme un regroupement sociologique de personnes qui ont en commun la même origine ethnique, la langue, le système religieux et les croyances, le lieu de résidence, la situation sociale (classe, caste), etc.

Différentes approches par rapport à la notion de groupes ethniques :

  1. On définit les « blocs de peuples », selon des grandes lignes culturelles, et en accord avec la religion prédominante au sein de ce groupe. On dénombre 11 blocs majeurs.
    Cette approche permet d’avoir une vision large et globale, et de définir des partenariats stratégiques en rapport avec ces groupes.
  2. Les « peuples ethnolinguistiques » : ce sont des groupes ethniques, distingués par leur identité propre, avec les traditions d’une origine commune, leur histoire, leurs coutumes et leur langue.
    On a recensé 13 000 groupes ethnolinguistiques majeurs sur terre – 2 000 restent non-atteints en 2005.
    Les profils de ces peuples sont disponibles. Cette approche a permis une grande mobilisation pour la prière au sein du Corps de Christ, ainsi que la mobilisation et la préparation pour un effort stratégique et planifié, afin d’évangéliser ces peuples.
  3. Les « groupes sociaux » : il s’agit d’une association restreinte de « pairs », qui ont un terrain d’affinité fondé sur un intérêt commun, une activité, ou une occupation.
    Cette approche est souvent précieuse pour un travail d’évangélisation pionnière dans une nouvelle culture : il s’agit de commencer avec un groupe « homogène ». Ce sera un pont pour ensuite aller plus loin, dans une stratégie d’implantation d’églises. Attention de bien choisir le(s) groupe(s) que nous ciblons, afin de ne pas être perçu comme une menace pour la société ambiante.
  4. Les peuples « UNIMAX » : « a MAXimum sized group sufficiently UNIfied to be reached by a single indegeneous church planting movement. ».
    C’est le groupe dans sa dimension la plus étendue, dans lequel l’Evangile peut se répandre librement comme un mouvement d’implantation d’églises, sans rencontrer de barrières de compréhension ou d’acceptation.

Ce sont des sous-groupes des groupes ethnolinguistiques. Des groupes ayant une même langue peuvent être radicalement séparés par des distinctions de religion, classe sociale, l’histoire, l’éducation, les convictions idéologiques ou politiques, les coutumes, etc.

Ex : L’INDE ne peut pas être abordée sur la seule base ethnolinguistique. Il y a 1 600 langues, mais 4 600 peuples, à cause des castes, des religions, etc.

On recense sur terre 24 000 groupes Uni Max, dont 10 000 groupes restent non-atteints en 2000.

Tragique réalité : Les barrières les plus résistantes à l’Evangile pour 2 Milliards d’hommes, sont celles qui reposent sur la haine et les préjugés entre les peuples, sur les divergences de culture.

Des peuples voisins, mais ennemis, refusent de faire partie du même mouvement d’implantation d’églises : dans un 1er temps, on doit les aborder séparément.

L’approche « Unimax » permet de mieux achever la tâche : les facteurs qui bloquent l’extension de l’Evangile sont identifiés. Les chrétiens sont stimulés dans la prière et dans l’engagement, pour cibler ces groupes délimités, au-delà des barrières, afin que tous soient touchés par l’Evangile.

Dans chaque groupe, l’Evangile doit se répandre dans le groupe tout entier, avec une puissance de vie en sorte que les églises implantées pourront elles-mêmes achever la tâche d’annoncer l’Evangile à toute personne, apporter la guérison des blessures, et transformer la culture.

Peuple non-atteint :

Un peuple est considéré non-atteint lorsqu’il n’y a pas en son sein une église indigène capable d’évangéliser son propre peuple sans une aide extérieure.

→ Il peut y avoir des convertis, et même quelques églises autochtones, mais le potentiel pour atteindre tout le groupe ethnique (hommes, moyens d’évangélisation, traduction de la Bible, etc.) est insuffisant.

Le peuple est « atteint », dès lors que l’église autochtone est capable d’apporter l’Evangile à tout le groupe ethnique (les missionnaires peuvent partir !)

Peuple non-évangélisé :

Ce sont ceux qui n’ont jamais entendu l’Evangile d’une manière claire et complète : ils peuvent avoir une connaissance partielle ou superficielle de Jésus. Mais ils n’ont jamais eu une présentation de Jésus comme Sauveur, ils n’ont jamais eu l’occasion réelle de répondre à son appel. Ils n’ont aucun contact avec les chrétiens, même ceux qui vivent dans leur nation.

Peuples non-atteints et non-évangélisés représentent au seuil de ce 21ème siècle 2 Milliards de personnes sur la terre.

→ Certains de ces peuples sont assez facilement accessibles, dans des pays qui restent « ouverts » aux missions et aux travailleurs missionnaires classiques.

→ Beaucoup de pays sont « fermés » aux missionnaires : il faut donc trouver d’autres approches, pour atteindre ceux qui ignorent la Bonne Nouvelle.

Evangélisation et mission :

Au sens habituel du terme, l’Evangélisation consiste à annoncer l’Evangile aux personnes qui nous entourent et qui participent à la même culture que nous.

La Mission concerne ceux qui partent annoncer l’Evangile au delà des frontières géographiques et dans un autre cadre culturel.

Notons cependant que les modifications géopolitiques et la mobilité grandissante des populations, ces dernières décennies, ont eu tendance à faire disparaître les limites entre Evangélisation et Mission.

On désigne souvent par « Mission », l’Evangélisation d’un autre peuple, en travaillant avec ceux qui sont déjà atteints au sein de ce peuple (c’est à dire l’Eglise autochtone qui existe déjà parmi ce peuple).

On désigne par « Mission Pionnière » (« Mission Frontiers » en anglais) le fait d’aller dans une autre culture pour travailler à l’Evangélisation d’un peuple non–évangélisé (et dans lequel l’Eglise n’existe pas encore).